Ressers un coup de science patron, c’est ma tournée !

Le festival apéro-scientifique Pint of Science était en France pour la première fois la semaine dernière. Les curieux à la gorge sèche se rencontraient aux quatre coins de la terre autour d'une mousse. Et jamais les discussions de comptoir n'avaient contenues autant de mots compliqués.

« Psychotrope ! », c’est le mot qu’un participant lance pour tenter de définir ce qu’est une drogue. Nous sommes au Highlander, un pub de Paris qui accueille le Pint of Science de ce soir : « Qu’est ce qu’une drogue et peut on réduire les risques liés à leurs usages ? ». L’intervenant, n’est pas là pour faire une conférence magistrale. Nous prenons un verre avant tout.

Wax Science participait à l’animation de la soirée de lundi sur les drogues, avec Grégory Pfau, un pharmacien spécialisé dans la prévention des risques liés à l’usage de drogues dures. Une fois que tout le monde servi, la soirée démarre avec un quiz : sans note éliminatoire, avec un beau t-shirt à gagner. Les questions obscures sont l’occasion de demander de l’aide à son voisin, faire des rencontres. L’ambiance s’installe. Ensuite, avec l’aide de Grégory, l’assemblée se concerte pour définir ce qu’est une drogue. « Le chocolat, ça compte ? ».

La directrice France de Pint of Science était n’avait qu’une idée en tête : « L’important c’est que les gens passentune bonne soirée ! ». Le but n’était pas d’apprendre des choses aux gens, ni de leur faire la leçon. L’association invitait les chercheurs à venir répondre aux questions des gens avant tout. Tout en animant les débats qui touchaient de près leurs activités scientifiques. Grégory Pfau par exemple présentait dans la seconde partie de son intervention les actions qui existent pour réduire les risques de la prise de drogues comme l’héroïne.

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Bientôt tous inscrits aux Scientifiques Anonymes

Les bars parisiens accueillaient des chercheurs venus animer des débats autour de sujets de société ou de simple curiosité. Nous citerons l’intervention de Catherine Vidal sur le genre et la plasticité cérébrale pour le côté société et « Le boson de Higgs et le seigneur des anneaux » du docteur Michel Spiro et Camilla Maiani pour la curiosité. Les participants discutaient aux conférences/débats de 19h à 22h et, comme au bar du commerce, s’apostrophaient, haussaient le ton. De la science oui, mais en toute simplicité, convivialité. Et ça, c’est Wax.

Entre le 19 et le 21 mai, les assoiffés de science se sont retrouvés dans pas moins de 68 bars autour du monde ! L’année 2014 marquait la première édition internationale du festival Pint Of Science, tout juste né l’an dernier. Les 3000 participants de l’an dernier au Royaume-Uni avaient poussé les organisateurs à vouloir étendre l’opération. Si les anglais aiment que d’éminents chercheurs viennent à leur rencontre dans les bars, pourquoi pas les suisses ? En définitive, ce sont 6 pays qui ont participé cette année : Royaume-Uni, Etats-Unis, Irlande, Australie, Suisse et la France. Etant donné le nombre de soirées qui affichaient Complet, Pint of Science n’a certainement pas terminé de grandir.

Mais pour ceux qui n’ont pas la patience d’attendre 2015 peuvent aussi se tourner vers le Bar des Sciences. Une fois par mois, des soirées scientifico-alcooliques sont organisées au Café du Pont-Neuf et accompagnées d’un piano. Oui, certains n’ont pas attendu PoS pour marier bière et sciences.

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