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Art & Science

Deux sujets, souvent séparés mais qui partagent bien des valeurs!

Les Chroniques Naturelles [S1E6] Myzus et l’Empire : une double saga !

La quête de l’énergie touche à sa fin : dès son arrivée, Myzus se met à prélever les éléments essentiels à son alimentation comme les acides aminés contenus dans la sève des bourgeons d’un rosier.

Le plein d’énergie une fois fait, Myzus peut commencer à fonder une colonie ! La plupart du temps toute l’année, et dans des conditions optimales (température et humidité adéquates, source de nourriture abondante, ensoleillement adapté…), la reproduction se fait sans l’intervention de mâles : c’est la parthénogenèse et les individus issus de ce type de reproduction sont :

  • uniquement des femelles, sans ailes
  • virginipares : vierges issues d’autres femelles vierges.

 

Conséquences de l’attaque des clones :

Tout l’été, Myzus et les femelles qu’elle a engendrées  s’autoreprosuisent  et la colonie ne cesse de croître.  La plante peu à peu épuisée, finira par mourir. Avant que cela arrive, il faut partir à la recherche d’une autre plante-hôte. C’est à se moment que des formes ailées sont produites car elles seules sont en mesure de trouver un autre endroit où s’installer.

Où sont les mâles ?

Entre septembre et novembre, sous l’influence du changement des conditions climatiques comme une réduction de la durée du jour (les savant.e.s diraient, une réduction de la photopériode) et une chaleur ambiante qui s’amoindrit par exemple, des formes sexupares voient le jour. Il s’agit de mâles et de femelles ailés qui iront se reproduire sur une autre plante-hôte.

De l’ union d’un mâle et d’une femelle puceron résultera un œuf qui passera l’hiver pour éclore en avril.

Cet œuf renferme une femelle aptère pathenogénétique vivipare c’est-à-dire :

  • sans aile
  • qui peut se reproduire par elle-même 
  • déjà toute formée quand l’œuf éclora

Les caractéristiques ci-dessus font de cette femelle une fondatrice, capable de produire des formes avec et sans ailes.

Pour aller un peu plus loin…

Vous l’avez compris : il existe 2 phases dans le cycle de reproduction du puceron :

  • la phase de reproduction asexuée (parthenogénèse)
  • la phase de reproduction sexuée (mâles et femelles sexupares)

Ces deux phases se font sur des plantes-hôtes différentes :

L’hôte primaire du puceron du pêcher est le… pêcher ! (ou prunier). C’est sur cet hôte que naît la fondatrice. Après quelques générations des individus ailés uniquement sont produits. Ces individus mâle et femelle ailé.e.s partent coloniser des hôtes secondaires et il en existe une énorme diversité, parmi ces hôtes secondaires : la tomate.

 


Dans le prochain épisode : La vie intime (… ou presque) de Tétra !


Pour en savoir plus : il y a l’Encyclopédie des ravageurs européens de l’INRA

Vous avez manqué un épisode ?

Relire les Chroniques Naturelles : Saison 1 Épisode 1

Épisode précédent : [S1E5] Rosa, rosam, rosae…

Épisode suivant : [S1E7] La vie privée de Tétra

 

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