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WAX bouge

On ira ou on y est allé et on vous en parle !

Le European Gender Summit

Le quoi? Le sommet du genre européen (EGS)! LE grand rendez-vous des acteurs de l'égalité dans la recherche et l'innovation, qui a eu lieu à Bruxelles les 30 Juin et 1er Juillet.

 

Pourquoi?

Le Sommet du Genre Européen essaye de promouvoir, diffuser et réfléchir à toutes les façons de mettre plus de parité dans la science. Souvenez-vous, on en a parlé quand WAX Science a gagné le concours vidéos du EGS en Novembre 2012, avec ce film:

Eh bien cette fois, on a pas juste participé à un concours, on a carrément présenté un poster pendant deux jours sur le thème de la parité en science! C’est un travail de recherche fait entre iGEM (une compétition internationale de biologie de synthèse) et WAX Science, dont vous pouvez trouver tous les détails ici. Mais voici surtout le poster qui se penche sur la parité dans la biologie de synthèse et montre que les équipes gagnantes du concours sont en moyenne plus proche de la parité! (à télécharge ici: posterEGS)

posterigem

 

Pas que des ratios

On a eu droit à deux jours de présentations passionnantes sur toutes les politiques mises en oeuvre dans des dizaines d’autres pays du monde pour aller vers plus de parité. Comment identifier les freins dans un institut, trouver les bonnes actions, les implémenter, mesurer le succès d’une mesure, s’assurer de sa perennité, bref comment garantir qu’on recrute des femmes tout aussi compétentes que des hommes et surtout, qu’on les garde ?!

egs1

Le point nouveau qui nous a beaucoup frappé chez WAX, c’est la dimension croissante de la parité DANS la recherche, nommée « l’innovation genrée ». On s’explique. L’idée est qu’aujourd’hui, on essaye d ‘établir la parité dans le nombre d’hommes et femmes en science. On essaye aussi de mettre des politique en place pour promouvoir le tout. C’est bien.

Mais vous êtes vous déjà demandé si le facteur « homme/femme » était inclus DANS la recherche? Si le fait de travailler sur des souris mâles ou femelles pouvait influencer les résultats? Si l’impact des perturbateurs endocriniens était différents sur les hommes ou sur les femmes? Ou pourquoi les algorithmes utilisés en traduction étaient biaisés et n’arrivent pas à reconnaître quand le texte parle d’une femme?

Alors que la différence biologique entre homme et femme semble une évidence, cette différence n’est pas toujours clairement incluse dans la recherche. On appelle ça un biais, car celà déséquilibre le résultat final; en gros, on passe à côté de la vérité!

Ce que ça implique

Ça peut impliquer des médicaments mal adaptés pour une partie de la population (osteoporosis chez les hommes), des systèmes de transports inefficaces (exemple à Vienne), des business manqués, ou encore des résultats carrément faux (études des cellules souches). Un site entier est dédié à des études de cas (Gendered Innovation) et on en fera bientôt un article entier dans WAX. Tout celà montre que le genre dans la recherche n’est pas qu’une question de quotas ou de ratio, mais surtout que ne pas considérer le « facteur homme/femme » créé des biais de genre dans la recherche.

Comme l’a justement dit une intervenante « Un-e physicien-ne ne pourrait jamais publier un article sans indiquer la température d’une expérience, tant c’est une donnée basique ». À méditer…

Vous avez des questions? N’hésitez pas à nous les poser!

 

Le storify du EGS 2014

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