Voici venir l’été… et les moustiques aussi !

Chaleur et humidité : le cocktail idéal pour un moustique. Pas étonnant alors que les Asiatiques redoutent la mousson estivale : en plus de longs jours de pluie, ils se préparent à voir venir une cohorte de moustiques… et pas forcément les plus sympathiques. Citons notamment l’anophèle, vecteur du paludisme, cette maladie parasitaire extrêmement répandue qui toucherait près de 500 millions de personnes par an dans le monde. Mais l’Europe n’est pas en reste…

De quel fléau s’agit-il?

 

Originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, je suis désormais présent sur les cinq continents, ayant voyagé ces trente dernières années grâce au commerce international et notamment à celui des pneus usagés. J’ai su m’adapter progressivement à divers environnements dont le milieu urbain, si bien que je suis désormais capable de pondre à peu près partout. Mes œufs sont en effet résistants à la dessiccation (la sécheresse quoi), ce qui favorise leur transport et augmente leur durée de vie. En hiver, ils entrent en diapause (ou en hibernation si vous préférez), de façon à laisser passer la mauvaise saison.

Si je suis passé si facilement inaperçu, ma taille n’y est peut-être pas pour rien : ne mesurant que quelques millimètres, je suis plus petit qu’une pièce d’un centime !

Et oui je ne suis pas plus grand que ça ! Flickr : Anne LANDOIS-FAVRET

Et oui je ne suis pas plus grand que ça !
Flickr : Anne LANDOIS-FAVRET

 

Cependant, vu de près, je suis repérable à ma couleur noire et à mes rayures blanches sur les pattes et l’abdomen. Cela m’aurait valu l’appellation de moustique zèbre si je n’avais pas été si dangereux. Il m’arrive en effet d’être porteur du virus de la dengue (1000 cas par an en France) et du chikungunya (2000 cas par an en France), virus que je suis susceptible de vous transmettre à chaque piqûre !  Néanmoins comme tout le monde j’ai un point faible : je vole lentement, ce qui m’empêche d’ esquiver vos doigts agiles parfois…

Je détiens enfin le beau palmarès d’avoir colonisé plus de soixante pays et d’être classé parmi les dix espèces les plus invasives au monde, avez-vous deviné qui je suis ???

Vous me reconnaissez maintenant ? Flickr : calafellvalo

Vous me reconnaissez maintenant ?
Flickr : calafellvalo

 Je suis l’Aedes Albopictus ou plus communément le moustique tigre !

 

Alors quelles solutions pour se protéger face aux moustiques ?

 

Il y a bien les répulsifs à s’appliquer sur le corps, mais ils sont souvent nocifs pour la santé à hautes doses, et surtout de moins en moins efficaces face à l’apparition de résistances chez les moustiques.

Des scientifiques sont sur la piste de réponses prometteuses : créer des textiles intelligents capables de libérer localement des biorépulsifs, c’est-à-dire des molécules naturelles répulsives. Ces matériaux textiles seraient obtenus grâce aux biotechnologies, qui permettent de fonctionnaliser des surfaces en y insérant des particules bioactives.

Fini la guerre des moustiques ? Flickr : Matt Zhang

Fini la guerre des moustiques ?
Flickr : Matt Zhang

 

Les premiers prototypes de textiles bio-répulsifs devraient concerner des moustiquaires, à quand les vestes anti-moustiques ?

Partager:

1 694 vues

COMMENTAIRES



Êtes-vous un robot?