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Art & Science

Deux sujets, souvent séparés mais qui partagent bien des valeurs!

Qui veut goûter du fromage d’humain ?

Le fromage, c’est tout simple. Tu prends du lait, tu y mets des bactéries qui le “digèrent”, et tu attends. Bon, évidemment, le fromage de qualité, c’est un peu plus complexe, mais le principe de base est là.

Christina Agapakis, une biologiste grecque et Sissel Tolaas, une compatriote artiste chimiste, ont osé briser ensemble un des tabous alimentaires occidentaux pour la beauté des sciences et de l’art : son équipe et elles se sont attelés à fabriquer du fromage à l’aide de bactéries récupérées sur elles-mêmes (aisselles, mains, pieds, nez, nombril), puis à en noter les différents parfums une fois affinés.


  

Il se trouve que beaucoup de fromages qui puent possèdent des bactéries de la même famille que celles se développant sous nos pieds. Seulement, les 8 échantillons prélevés sur les chercheurs sont loin de contenir assez de bactéries pour réaliser un fromage, alors une phase de multiplication bactérienne a été nécessaire, avant l’ajout de lait (de vache, bien sûr, pas d’humain. Pour l’instant personne ne semble vouloir financer une expérience de grande envergure sur le fromage au lait de femme. Bizarre … ).

Les 8 fromages qui en résultent ont des fumets aussi divers que “vieux fromage aigre, pieds, noisette, poisson », ou encore « vieille station de métro, produit d’entretien, pollution automobile », ou même une « forte odeur de fleur ». Bon appétit bien-sûr !

L’équipe de Christina Agapakis n’a pas poussé le vice jusqu’à la dégustation, néanmoins l’étude est définitivement un petit pas pour le fromage et un grand pas pour la curiosité scientifique ! Pour plus de précisions sur cette étude , allez donc visiter le site de Christina Agapakis ou regardez l’interview de Sissel Tolaas sur l’odorat lors du World Science Festival.

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